Paul Arène
Lycée Polyvalent
Sisteron
 

Compte-rendu conférence sur la réforme des retraites 2013

dimanche 24 novembre 2013, par Céline Broggi

Vendredi 11 octobre 2013, deux classes de première en filière d’économie et sociale ont assisté à une conférence au lycée Paul Arène sur un sujet d’actualité « Retraites : une réforme ou contre réforme ? »
C’est Augustin BAUDOUIN, élève de première qui a proposé à Jean-Louis ODEKERKEN, un économiste de présenter ce sujet pour sensibiliser les jeunes.

Tout d’abord, l’ancien professeur d’économie a expliqué aux élèves la notion de S.E.S (sciences économiques et sociales) en précisant que ce n’était pas une science exacte, c’est une science basée sur des hypothèses en se basant sur le comportement des hommes.
L’économiste a débuté la conférence en expliquant le système de retraite comme « une grande caisse » dans laquelle les actifs déposent de la monnaie (y sont versées les cotisations sociales) et les retraités la reçoive (ce sont donc les pensions de retraite). La première question posée était « Accepter ou pas le déficit ? »
Les libéraux ne l’acceptent pas ; en revanche, les keynésiens oui puisque pour eux c’est un multiplicateur budgétaire, et l’emprunt crée la monnaie. Mais le déficit entraîne les coûts d’intérêt pour le remboursement.
Il a ensuite expliqué que ce déficit est provoqué par des pensions de retraite supérieures aux cotisations sociales.
En 2010, l’espérance de vie était de 82 ans ; par conséquent, le ratio de dépendance s’accroît : le nombre de plus de 65 ans par rapport au nombre de 15-65 ans. Plus les gens partent à la retraite, moins i y a d’actifs donc moins de cotisations. Mais le conférencier précise toutefois que le nombre d’actifs n’est pas le plus important mais la production qu’ils réalisent !
D’après l’économiste, le déficit est dû à un problème de partage de revenus ; une augmentation de dix points de la part du PIB va vers les propriétaires du capital au lieu d’aller vers travailleurs. De plus, il pense que c’est aussi dû au problème de partage du travail ; il y a trois millions de chômeurs (en catégorie A) qui cotisent moins que les travailleurs.

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L’économiste a expliqué ce qu’est une réforme de nos jours, c’est une amélioration des conditions sociales et morales selon le dictionnaire. Il y a un point positif important à cette réforme de 2013, c’est qu’on ne touche pas le système par répartition. En France, les actifs versent et les retraités reçoivent, c’est le contrat social.
En revanche, aux États-Unis l’argent dans « la caisse » n’est pas directement versé aux retraités, on le place d’abord sur les marchés financiers, c’est la capitalisation. Donc, si le marché s’effondre, il n’y aura plus de pensions retraites. Le système de capitalisation fonctionne tant qu’il n’y a pas de crises financières.

Pour finir, on peut dire que les points positifs de cette réforme sont qu’à partir de 62 ans, tout le monde peut prendre sa retraite (calculé en fonction du nombre de trimestres cotisés) mais on prend en compte la pénibilité, c’est à dire ce qui ont des métiers pénibles peuvent prendre leurs retraites plus tôt. En revanche il y a des points négatifs comme la retraite qui est valorisée au 1er octobre au lieu du 1er avril et la hausse de cotisations versées. La réforme a donc un coût économique et social pour les ménages.

Lucie Renon, Apollonia Crova, 1°ES

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